TRACTATIONS, ALLIANCES ET BASTON
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TRACTATIONS, ALLIANCES ET BASTON
Une pluie froide s'abbatait sur le littoral. Des nuages noir s'amoncellaient d'avantage, le paysage tombait sous la coupe d'une pénombre inquiétante. Le roi était en Rippon, et en quelques jours à peine la situation avait été changée par plusieurs coup de pieds royaux bien placés.
Mais ce n'était que le début, et en ces lieux se tramait un événement intéressant: à Gardebaie, ville principale de Rippon, personne n'avait pu retenir sa colère ou sa tristesse devant le massacre des pauvres gens. Ici, si dieu le veut, la vie de nombreux habitants du royaume seront préservées par l'altruisme et le courage d'une poignée d'hommes.
-On va se faire un max de thune, mec ! Tous les forgerons travaillent comme des brutes, grace au réseau d'approvisionnement on va pouvoir honorer toutes les commandes !
C'est bien ici, -mais un peu plus tard- que le roi allait arriver, et des négociations sur des sujets encore obscurs allaient s'ouvrir entre le monarque et un personnage qui faisait surface dans le monde politique.
Par plusieurs ruses et expédients, un ancien bandit de grand chemin avait réuni toute la mafia Ripponoise. Il avait jusqu'ici tenu parce qu'il n'était pas vraiment ambitieux. Mais sa volonté de réunification allait bientot lui couter un peu plus que de l'argent si, pour les jours à venir, il n'enlèverait pas les bouts de verre de son bol le matin, qu'il enlève le poison dévoreur de son oreiller, ou qu'il démarre son cheval.
Il avait aussi réussi, car il était le plus gentil des moins méchants. Au lieu de venir réclamer une 'contribution' pour le syndicat, il préferait assimiler les commerçants plutot que de gacher une main d'oeuvre potentielle.
On peut aussi noter le fait qu'il ait échappé de plusieurs fois à la mort grace à un corbeau qui appréciait apparemment le suc oculaire des assassins. Mais ce ne sont que des ragots d'ivrognes, sans aucun doute.
Aujourd'hui se posait un problème majeur: son associé principal dégustait une salade de pissenlit à un niveau moins élevé que celui de la mer. Et il avait son temps.
Ainsi, Bryggen avait hérité de l'organisation associée, faute de volontaire qui voulait à la fois vivre longtemps et avoir du pouvooooiir. Il controlait donc trois quarts du commerce officieux -si on ne compte pas la bonne grosse part du duc, soit dit en passant- et savait qu'il fallait agir vite pour mieux procrastiner l'inhumation non désirée.
Toutefois, il avait la chance de ne pas avoir été aveuglé par le pouvoir, et surtout d'avoir des hommes de main fiables. Il avait réussi à se faire presque aimer de la population, par l'abscence presque totale de persécution de la plèbe. Il préferait s'en prendre aux nobles. Pour des raisons anciennes. Des raisons personnelles.
Mais aujourd'hui, il allait ouvrir le dialogue avec la noblesse. Mieux, la royauté. Et officieusement, par contre. Mais cela va de soi...
-Calme toi, Krees, je ne m'entends plus réfléchir. dit Bryggen, préoccupé par l'arrivé imminente du roi.
-Mais c'est énorme ! Le roi ! Si ça se passe bien, tu... d'ailleurs, pourquoi tu ne nous dit pas ce que tu vas mettre sur le tapis ?
Un corbeau se posa sur la fenêtre. Bryggen congédia Krees, qui sortit avec un air réjoui.
Bryggen s'efforçait d'avoir l'air inquiet. En vrai, il était stressé à mort. Son coeur aurait pu servir de métronome pour un groupe de death metal sous perfusion de caféine.
Le roi allait arriver. Des arrangements allaient se faire, seul à seul.
Le contrebandier n'aimait pas les nobles.
Tous des pourris.
Mais le roi était différent. Et il commençait à déchirer les ficelles de son dos, autrefois tirées par sa mère. Il commençait à s'affirmer.
Il allait redresser la situation en Rippon, mais ça s'annonçait mal. Le duc ne privilégiait pas vraiment l'armement, et autres choses du domaine militaire.
Le duché allait avoir besoin d'armes et d'hommes.
Bryggen en avait beaucoup.
Mais le Corbeau avait besoin du roi, lui aussi.
Et le roi arrivait.
Mais ce n'était que le début, et en ces lieux se tramait un événement intéressant: à Gardebaie, ville principale de Rippon, personne n'avait pu retenir sa colère ou sa tristesse devant le massacre des pauvres gens. Ici, si dieu le veut, la vie de nombreux habitants du royaume seront préservées par l'altruisme et le courage d'une poignée d'hommes.
-On va se faire un max de thune, mec ! Tous les forgerons travaillent comme des brutes, grace au réseau d'approvisionnement on va pouvoir honorer toutes les commandes !
C'est bien ici, -mais un peu plus tard- que le roi allait arriver, et des négociations sur des sujets encore obscurs allaient s'ouvrir entre le monarque et un personnage qui faisait surface dans le monde politique.
Par plusieurs ruses et expédients, un ancien bandit de grand chemin avait réuni toute la mafia Ripponoise. Il avait jusqu'ici tenu parce qu'il n'était pas vraiment ambitieux. Mais sa volonté de réunification allait bientot lui couter un peu plus que de l'argent si, pour les jours à venir, il n'enlèverait pas les bouts de verre de son bol le matin, qu'il enlève le poison dévoreur de son oreiller, ou qu'il démarre son cheval.
Il avait aussi réussi, car il était le plus gentil des moins méchants. Au lieu de venir réclamer une 'contribution' pour le syndicat, il préferait assimiler les commerçants plutot que de gacher une main d'oeuvre potentielle.
On peut aussi noter le fait qu'il ait échappé de plusieurs fois à la mort grace à un corbeau qui appréciait apparemment le suc oculaire des assassins. Mais ce ne sont que des ragots d'ivrognes, sans aucun doute.
Aujourd'hui se posait un problème majeur: son associé principal dégustait une salade de pissenlit à un niveau moins élevé que celui de la mer. Et il avait son temps.
Ainsi, Bryggen avait hérité de l'organisation associée, faute de volontaire qui voulait à la fois vivre longtemps et avoir du pouvooooiir. Il controlait donc trois quarts du commerce officieux -si on ne compte pas la bonne grosse part du duc, soit dit en passant- et savait qu'il fallait agir vite pour mieux procrastiner l'inhumation non désirée.
Toutefois, il avait la chance de ne pas avoir été aveuglé par le pouvoir, et surtout d'avoir des hommes de main fiables. Il avait réussi à se faire presque aimer de la population, par l'abscence presque totale de persécution de la plèbe. Il préferait s'en prendre aux nobles. Pour des raisons anciennes. Des raisons personnelles.
Mais aujourd'hui, il allait ouvrir le dialogue avec la noblesse. Mieux, la royauté. Et officieusement, par contre. Mais cela va de soi...
-Calme toi, Krees, je ne m'entends plus réfléchir. dit Bryggen, préoccupé par l'arrivé imminente du roi.
-Mais c'est énorme ! Le roi ! Si ça se passe bien, tu... d'ailleurs, pourquoi tu ne nous dit pas ce que tu vas mettre sur le tapis ?
Un corbeau se posa sur la fenêtre. Bryggen congédia Krees, qui sortit avec un air réjoui.
Bryggen s'efforçait d'avoir l'air inquiet. En vrai, il était stressé à mort. Son coeur aurait pu servir de métronome pour un groupe de death metal sous perfusion de caféine.
Le roi allait arriver. Des arrangements allaient se faire, seul à seul.
Le contrebandier n'aimait pas les nobles.
Tous des pourris.
Mais le roi était différent. Et il commençait à déchirer les ficelles de son dos, autrefois tirées par sa mère. Il commençait à s'affirmer.
Il allait redresser la situation en Rippon, mais ça s'annonçait mal. Le duc ne privilégiait pas vraiment l'armement, et autres choses du domaine militaire.
Le duché allait avoir besoin d'armes et d'hommes.
Bryggen en avait beaucoup.
Mais le Corbeau avait besoin du roi, lui aussi.
Et le roi arrivait.
Dernière édition par Bryggen Oswinn le Mer 7 Déc - 18:53, édité 1 fois

Bryggen Oswinn- Messages: 109
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Re: TRACTATIONS, ALLIANCES ET BASTON
Le temps collait à son humeur avec une détestable exactitude. Le ciel avait été parfait lors de la campagne militaire, Vainqueur avait même réussit à surpasser ses prévisions et les troupes avaient manœuvré avec une coordination exemplaire pour un royaume supposé être en paix. Si seulement tout pouvait être si simple avec Rippon.
Le Duc avait piaillé dès son arrivée et c'était presque s'il n'avait tenté de s'opposer à la percée en Chalcède. Vainqueur n'avait pas perdu de temps et avait annoncé franchement que Raki pouvait dire adieu à sa charge et qu'à son retour de campagne, il voulait voir une réunion des conseillers du Duché pour préparer une administration de transition. Le jeune roi avait espéré que les Lunabille auraient le temps de digérer la nouvelle pendant la campagne, mais non le retour fut pire et l'affrontement presque frontal - oh, sous couvert de langage policé et diplomatique, bien sûr. La patience de Vainqueur avait fondu comme neige au soleil et un jour, il prit la cour du château par la force et installa Kesar en temps que tuteur devant une assemblée d'aristocrates en rangs serrés devant les lances de ses soldats.
Il avait dû tirer son épée au clair pour imposer *son* autorité dans l'un de *ses* Duchés. Le souvenir lui brûla tellement la gorge qu'il en cracha par terre, la salive se mêlant au sol boueux dégorgeant d'eau. Maudits nuages noirs, Gardebaie était vraiment une passoire même pas à l'abri du climat, comment cette ville avait-elle pu mériter son nom ?! Même un corbeau planait au-dessus d'eux !
Un peu moins de la moitié de ses gardes royaux l'accompagnait, quatre d'entre eux seulement, mais le roi ne craignait en rien pour sa sécurité. On se sentait généralement invincible, jugé sur un gigantesque destrier avec un caparaçon et une armure de plate quasi-complète. Vainqueur avait même gardé son casque et son bouclier était à la main, au lieu d'être simplement accroché au flan de sa monture.
Les quatre gardes faisaient écho au roi, tout en métal et acier juchés sur des bêtes qui avaient sûrement déjà tués elles-aussi. Vainqueur ne déviait pas d'un iota de sa route et n'échangeait aucune parole, seul avec son humeur et le rythme de la pluie martelant son casque. Les consignes étaient claires.
Plusieurs hommes l’accueillirent au lieu de rendez-vous prévu. S'ils étaient surpris de le voir aussi entouré et armé, ils réussirent à ne pas trop le montrer. Vainqueur mit pied à terre avec son équipe, l'un prenant les rênes des montures, et les trois autres entrant à la suite de leur souverain.
Le temps d'un regard circulaire, le jeune roi garda son heaume. Il savait à qui il avait affaire, mais constater que des malfrats avaient bien l'air de malfrats ne l'aida pas à oublier qu'il rongeait sur ses idéaux en se trouvant ici. Il passa son casque et fit signe à Orge de le suivre lorsqu'on lui indiqua de monter à l'étage.
- Bryggen Oswinn, dois-je présumer ? "On" m'a fait savoir que vous pourriez m'aider. Le ton était froid et neutre, avec un léger accent hypocrite sur le "on", le roi ne doutant aucunement que l'homme de l'ombre avait lui-même engagé les intermédiaires.
Vainqueur serra son gantelet calmant sa rage intérieure. Il avait l'air jeune, et assez intelligent - compétent sans aucun doute. Le fait qu'il soit sûrement un contrebandier, peut-être même un meurtrier ou un esclavagiste l'agaçait - au point qu'il avait demandé à l'un de ses gardes de l'accompagner dans l'entretien, selon l'idée que deux jugements valent mieux qu'un, mais cela passait encore.
Le pire, c'était que Rippon lui résistait. C'était que ses propres troupes étaient en nombre insuffisant pour résoudre le problème frontalier, et ce de quelque manière que Brun ou lui ne les disposent. C'était que le monde était complexe alors que Vainqueur le voulait simple. C'était que les variables, la gouvernance et les compromis entraient dans des proportions trop grandes dans ses choix récents. C'était que manigancer et trouver des alliances devenait un passage obligé. La simple évidence qui s'imposait à lui, après un règne d'inaction bâti sur la machinerie trop bien huilé de son père : il ne pouvait pas vaincre seul.
Le Duc avait piaillé dès son arrivée et c'était presque s'il n'avait tenté de s'opposer à la percée en Chalcède. Vainqueur n'avait pas perdu de temps et avait annoncé franchement que Raki pouvait dire adieu à sa charge et qu'à son retour de campagne, il voulait voir une réunion des conseillers du Duché pour préparer une administration de transition. Le jeune roi avait espéré que les Lunabille auraient le temps de digérer la nouvelle pendant la campagne, mais non le retour fut pire et l'affrontement presque frontal - oh, sous couvert de langage policé et diplomatique, bien sûr. La patience de Vainqueur avait fondu comme neige au soleil et un jour, il prit la cour du château par la force et installa Kesar en temps que tuteur devant une assemblée d'aristocrates en rangs serrés devant les lances de ses soldats.
Il avait dû tirer son épée au clair pour imposer *son* autorité dans l'un de *ses* Duchés. Le souvenir lui brûla tellement la gorge qu'il en cracha par terre, la salive se mêlant au sol boueux dégorgeant d'eau. Maudits nuages noirs, Gardebaie était vraiment une passoire même pas à l'abri du climat, comment cette ville avait-elle pu mériter son nom ?! Même un corbeau planait au-dessus d'eux !
Un peu moins de la moitié de ses gardes royaux l'accompagnait, quatre d'entre eux seulement, mais le roi ne craignait en rien pour sa sécurité. On se sentait généralement invincible, jugé sur un gigantesque destrier avec un caparaçon et une armure de plate quasi-complète. Vainqueur avait même gardé son casque et son bouclier était à la main, au lieu d'être simplement accroché au flan de sa monture.
Les quatre gardes faisaient écho au roi, tout en métal et acier juchés sur des bêtes qui avaient sûrement déjà tués elles-aussi. Vainqueur ne déviait pas d'un iota de sa route et n'échangeait aucune parole, seul avec son humeur et le rythme de la pluie martelant son casque. Les consignes étaient claires.
Plusieurs hommes l’accueillirent au lieu de rendez-vous prévu. S'ils étaient surpris de le voir aussi entouré et armé, ils réussirent à ne pas trop le montrer. Vainqueur mit pied à terre avec son équipe, l'un prenant les rênes des montures, et les trois autres entrant à la suite de leur souverain.
Le temps d'un regard circulaire, le jeune roi garda son heaume. Il savait à qui il avait affaire, mais constater que des malfrats avaient bien l'air de malfrats ne l'aida pas à oublier qu'il rongeait sur ses idéaux en se trouvant ici. Il passa son casque et fit signe à Orge de le suivre lorsqu'on lui indiqua de monter à l'étage.
- Bryggen Oswinn, dois-je présumer ? "On" m'a fait savoir que vous pourriez m'aider. Le ton était froid et neutre, avec un léger accent hypocrite sur le "on", le roi ne doutant aucunement que l'homme de l'ombre avait lui-même engagé les intermédiaires.
Vainqueur serra son gantelet calmant sa rage intérieure. Il avait l'air jeune, et assez intelligent - compétent sans aucun doute. Le fait qu'il soit sûrement un contrebandier, peut-être même un meurtrier ou un esclavagiste l'agaçait - au point qu'il avait demandé à l'un de ses gardes de l'accompagner dans l'entretien, selon l'idée que deux jugements valent mieux qu'un, mais cela passait encore.
Le pire, c'était que Rippon lui résistait. C'était que ses propres troupes étaient en nombre insuffisant pour résoudre le problème frontalier, et ce de quelque manière que Brun ou lui ne les disposent. C'était que le monde était complexe alors que Vainqueur le voulait simple. C'était que les variables, la gouvernance et les compromis entraient dans des proportions trop grandes dans ses choix récents. C'était que manigancer et trouver des alliances devenait un passage obligé. La simple évidence qui s'imposait à lui, après un règne d'inaction bâti sur la machinerie trop bien huilé de son père : il ne pouvait pas vaincre seul.
Dernière édition par Vainqueur Loinvoyant le Jeu 8 Déc - 16:08, édité 1 fois

Vainqueur Loinvoyant- Roi des Quatre-Duchés
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Re: TRACTATIONS, ALLIANCES ET BASTON
Le Roi avait décidé, et l’on obéissait au Roi. Ainsi Orge s’était-elle retrouvée embarquée à ses côtés sur les routes de Rippon, engagée dans une escorte des plus réduites et prête à boire le thé avec un criminel. La garde avait du mal à se l’avouer, mais cette idée lui semblait être l’une des pires jamais trouvées par Vainqueur. Qu’avaient-ils besoin de l’aide d’un traficoteur ! Il aurait suffit d’un décret, d’un mot du roi, et les taxes levées et les hommes engagés auraient du suffire pour leur fournir tout ce dont ils avaient besoin pour vaincre définitivement les chalcédiens. Du moins en était-elle persuadée. Sa mauvaise humeur l’avait rendue hermétique à celle de son entourage. Au moins le Roi était-il également plongé dans ses pensées et personne ne pouvait la réprimander de passer sa mauvaise humeur sur les aides de camp.
La traversée de Rippon, comme elle put le constater, ne s’était pas faite aisément ; partout, plutôt que de saluer et de s’incliner devant le Roi, les gens préféraient passer leur chemin, voir le dévisager de façon outrancière. C’est avec morgue qu’Orge l’avait suivi, tenant nerveusement l’étalon de guerre qui piaffait sous elle. En prêtant plus d’attention aux conversations des jours précédents, la garde s’était rendue compte du véritable rôle que jouerait le contrebandier auprès du Roi ; l’envie d’en démordre et l’impatience suscitée par leur première victoire sur Chalcède ne s’était pas encore estompée, mais Rippon n’en était pas pour autant maté. Le duché se refusait à l’entière autorité de Vainqueur, et sans Rippon, pas de victoire finale sur Chalcède. Les hommes du duché en âge de combattre étaient un atout majeur dans la bataille. Mais on pouvait deviner qu’ils ne se rallieraient pas à lui de plein gré ; d’où le besoin de mercenaires. L’argent pouvait tout acheter, même la fidélité d’un homme. Les lèvres d’orge se figèrent dans un rictus de mépris.
La garde, qui d’habitude suivait Vainqueur sans se poser de questions, se fit la réflexion suivante ; il valait effectivement mieux se contenter de jouer de l’épée, plutôt que de chercher à comprendre les motivations qui menaient à ce genre de tractations. Elle suivit ainsi en silence le roi jusque dans la gueule du loup, jetant au passage des regards assassins aux hommes qui les avaient accueillis. Ils ne lui inspiraient aucune confiance. Il faudrait redoubler de vigilance une fois à l’intérieur, ne jamais quitter un seul d’entre eux des yeux – ils n’avaient pas l’air de badauds facilement impressionnables par une épée brillante.
Vainqueur, lui, ne semblait éprouver aucune hésitation, et montrait le chemin ; il n’avait pas l’air plus perturbé que s’il était venu rendre visite à une tante éloignée. Le poing de la garde se crispa sur son épée tandis qu’elle voyait le roi se découvrir. L’imitant à contrecœur – celui-ci n’aurait fait que gêner sa vue à l’intérieur, de toute façon - elle passa son propre casque à l’un des gardes qui resteraient au rez-de-chaussée, s’assurant d’un regard appuyé qu’ils restaient tout aussi attentif à un éventuel retournement de situation. Il n’y avait ici rien en leur faveur ; si complot il y avait, chacun d’entre eux y passerait, avec plus ou moins de délais dans l’agonie. Les yeux d’Orge observaient froidement, calculaient, tandis qu’elle montait derrière son roi, quels hommes étaient à vaincre les premiers pour avoir une chance, quelles étaient les issues probables, quels objets pouvaient faire une arme à défaut de son épée, si on l’en dépossédait. Une véritable partie de plaisir.
- Bryggen Oswinn, dois-je présumer ? "On" m'a fait savoir que vous pourriez m'aider.
Il y eut un blanc. Les oreilles de la garde se mirent à bourdonner tandis que son visage changeait de couleur. Elle connaissait cet homme. Il les avait poursuivies, avec Flèche, il y a peu, à Castelcerf. Sans doute n’avaient-elles échappé que de peu à une exécution pure et simple, ce soir-là. Dans un accès d’adrénaline durement maitrisé, elle faillit sortir son épée à deux mains et la passer en travers du corps d'Oswinn ; ce qui n’aurait vraiment pas été poli du tout, admettons-le. Dans tous les cas, s’il ne le savait pas encore, Bryggen était maintenant au courant que celle qui avait fait du grabuge dans l’entrepôt de l’un de ses partenaires anti-commerciaux était proche du roi. Orge frissonna. Et Vainqueur s’apprêtait à s’encanailler avec lui. Oswinn. Il devait rire intérieurement. Ostensiblement, elle releva le menton, provocatrice, reportant subitement son attention sur le reste de la pièce ; elle s’était laissée distraire ! Il ne fallait plus que ce genre de choses arrivent. Crispant la mâchoire, elle se força au silence, tandis que se profilait sous son nez la suite des négociations. Un moment historique, à n'en pas douter.
La traversée de Rippon, comme elle put le constater, ne s’était pas faite aisément ; partout, plutôt que de saluer et de s’incliner devant le Roi, les gens préféraient passer leur chemin, voir le dévisager de façon outrancière. C’est avec morgue qu’Orge l’avait suivi, tenant nerveusement l’étalon de guerre qui piaffait sous elle. En prêtant plus d’attention aux conversations des jours précédents, la garde s’était rendue compte du véritable rôle que jouerait le contrebandier auprès du Roi ; l’envie d’en démordre et l’impatience suscitée par leur première victoire sur Chalcède ne s’était pas encore estompée, mais Rippon n’en était pas pour autant maté. Le duché se refusait à l’entière autorité de Vainqueur, et sans Rippon, pas de victoire finale sur Chalcède. Les hommes du duché en âge de combattre étaient un atout majeur dans la bataille. Mais on pouvait deviner qu’ils ne se rallieraient pas à lui de plein gré ; d’où le besoin de mercenaires. L’argent pouvait tout acheter, même la fidélité d’un homme. Les lèvres d’orge se figèrent dans un rictus de mépris.
La garde, qui d’habitude suivait Vainqueur sans se poser de questions, se fit la réflexion suivante ; il valait effectivement mieux se contenter de jouer de l’épée, plutôt que de chercher à comprendre les motivations qui menaient à ce genre de tractations. Elle suivit ainsi en silence le roi jusque dans la gueule du loup, jetant au passage des regards assassins aux hommes qui les avaient accueillis. Ils ne lui inspiraient aucune confiance. Il faudrait redoubler de vigilance une fois à l’intérieur, ne jamais quitter un seul d’entre eux des yeux – ils n’avaient pas l’air de badauds facilement impressionnables par une épée brillante.
Vainqueur, lui, ne semblait éprouver aucune hésitation, et montrait le chemin ; il n’avait pas l’air plus perturbé que s’il était venu rendre visite à une tante éloignée. Le poing de la garde se crispa sur son épée tandis qu’elle voyait le roi se découvrir. L’imitant à contrecœur – celui-ci n’aurait fait que gêner sa vue à l’intérieur, de toute façon - elle passa son propre casque à l’un des gardes qui resteraient au rez-de-chaussée, s’assurant d’un regard appuyé qu’ils restaient tout aussi attentif à un éventuel retournement de situation. Il n’y avait ici rien en leur faveur ; si complot il y avait, chacun d’entre eux y passerait, avec plus ou moins de délais dans l’agonie. Les yeux d’Orge observaient froidement, calculaient, tandis qu’elle montait derrière son roi, quels hommes étaient à vaincre les premiers pour avoir une chance, quelles étaient les issues probables, quels objets pouvaient faire une arme à défaut de son épée, si on l’en dépossédait. Une véritable partie de plaisir.
- Bryggen Oswinn, dois-je présumer ? "On" m'a fait savoir que vous pourriez m'aider.
Il y eut un blanc. Les oreilles de la garde se mirent à bourdonner tandis que son visage changeait de couleur. Elle connaissait cet homme. Il les avait poursuivies, avec Flèche, il y a peu, à Castelcerf. Sans doute n’avaient-elles échappé que de peu à une exécution pure et simple, ce soir-là. Dans un accès d’adrénaline durement maitrisé, elle faillit sortir son épée à deux mains et la passer en travers du corps d'Oswinn ; ce qui n’aurait vraiment pas été poli du tout, admettons-le. Dans tous les cas, s’il ne le savait pas encore, Bryggen était maintenant au courant que celle qui avait fait du grabuge dans l’entrepôt de l’un de ses partenaires anti-commerciaux était proche du roi. Orge frissonna. Et Vainqueur s’apprêtait à s’encanailler avec lui. Oswinn. Il devait rire intérieurement. Ostensiblement, elle releva le menton, provocatrice, reportant subitement son attention sur le reste de la pièce ; elle s’était laissée distraire ! Il ne fallait plus que ce genre de choses arrivent. Crispant la mâchoire, elle se força au silence, tandis que se profilait sous son nez la suite des négociations. Un moment historique, à n'en pas douter.

Orge Brandeson- Messages: 128
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Re: TRACTATIONS, ALLIANCES ET BASTON
Bryggen balaya du regard les deux arrivants, et leur sourit radieusement.
Contrairement à la dernière fois, il reconnut immédiatement la garde royale. Son sourire crispé le fit rire intérieurement.
-Bienvenue! Je vous attendais...
La garde ne sembla même pas l'entendre, perdue dans un océan de rage et de rancoeur. Bryggen lut dans ses yeux qu'elle ne voyait dans lui qu'un chef de mercenaires à la fidélité négociable. Sans avoir recours au metagaming. Mais ils étaient bien plus que cela. Et leur fidélité n'était pas négociable. Pour l'instant. Sauf tarifs exceptionnels.
Ils étaient les plus qualifiés du duché, et les autorités locales s'étaient tellement vautrés dans la corruption... Aucun garde du duché n'avait fait d'exercice depuis bien longtemps. Seuls ceux qui étaient à la frontière Chalcédienne valaient quelque chose, mais on ne leur donnait pas les moyens d'être réellement bons.
Le duc s'en était bien tiré, jusque là. Il avait tellement profité de son pouvoir au détriment de la trésorerie royale... et pas de réelle punition conséquente.
Les privilèges de la noblesse.
Et voilà que tout ce qui dégoutait Bryggen dans la société se trouvait dans son basement. Et il lui souriait aimablement.
Krees tira deux chaises pour les invités. Comme d'habitude, on ne le remarquait pas, et il s'était incrusté pour servir de majordome. Un peu pour prêter main forte, au cas où, et un peu pour écouter la conversation.
-Alors, comment avance la contre-attaque, messire ?
La noblesse...
Il fallait commencer par des mondanités, question de protocole.
Contrairement à la dernière fois, il reconnut immédiatement la garde royale. Son sourire crispé le fit rire intérieurement.
-Bienvenue! Je vous attendais...
La garde ne sembla même pas l'entendre, perdue dans un océan de rage et de rancoeur. Bryggen lut dans ses yeux qu'elle ne voyait dans lui qu'un chef de mercenaires à la fidélité négociable. Sans avoir recours au metagaming. Mais ils étaient bien plus que cela. Et leur fidélité n'était pas négociable. Pour l'instant. Sauf tarifs exceptionnels.
Ils étaient les plus qualifiés du duché, et les autorités locales s'étaient tellement vautrés dans la corruption... Aucun garde du duché n'avait fait d'exercice depuis bien longtemps. Seuls ceux qui étaient à la frontière Chalcédienne valaient quelque chose, mais on ne leur donnait pas les moyens d'être réellement bons.
Le duc s'en était bien tiré, jusque là. Il avait tellement profité de son pouvoir au détriment de la trésorerie royale... et pas de réelle punition conséquente.
Les privilèges de la noblesse.
Et voilà que tout ce qui dégoutait Bryggen dans la société se trouvait dans son basement. Et il lui souriait aimablement.
Krees tira deux chaises pour les invités. Comme d'habitude, on ne le remarquait pas, et il s'était incrusté pour servir de majordome. Un peu pour prêter main forte, au cas où, et un peu pour écouter la conversation.
-Alors, comment avance la contre-attaque, messire ?
La noblesse...
Il fallait commencer par des mondanités, question de protocole.
Dernière édition par Bryggen Oswinn le Sam 10 Déc - 12:18, édité 1 fois

Bryggen Oswinn- Messages: 109
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Re: TRACTATIONS, ALLIANCES ET BASTON
Vainqueur resta de marbre face au sourire du contrebandier. Si ce Bryggen prenait peut-être du plaisir à cette entrevue, ce n'était pas le cas du roi qui resta muet comme la pierre, attendant que son interlocuteur fasse la conversation.
Il se demanda ce que pensait Orge derrière lui, et si le petit sourire et le bienvenue chaleureux l'énervaient autant que lui. Vainqueur ne souriait pas et n'avait rien d'aimable. A quoi bon prétendre quoi que ce soit ?
Le bruit des chaises que l'on tirait attira son regard une fraction de seconde, revenant bien vite sur Bryggen. Le pouce de sa main s'arrêta de caresser la poignée de son épée lorsqu'il n'en ressentit plus le besoin. Le jeune roi considéra la chaise l'espace d'un instant, avant d'ouvrir ses lèvres sur un sourire mordant. Ne devaient-ils pas être seuls lui et Bryggen ? Chacun avait finalement son garde du corps, adaptant à sa guise les règles du jeu qui leur plaisaient et ignorant les autres.
Vainqueur prit la chaise d'une poigne ferme et s'y assit, faisant pleurer le bois sous le poids de son armure. Il pencha légèrement la tête sur le côté, tentant de deviner si Bryggen tenait réellement à ce qu'il réponde à la question. S'il était l'homme qu'il prétendait être, il devait sûrement déjà être au courant. Cela lui peinait de se l'avouer, mais Vainqueur commençait à se prêter au jeu.
- M'est avis que vous connaissez déjà les récits de notre réussite de la bouche de nos soldats ou des esclaves que nous avons libérés et ramenés en ville. Il y a eu un engagement réel lorsque nous avons pris une place forte frontalière, rapidement réduite en cendres. Avoir un tel combat était nécessaire pour obtenir vengeance pour nos morts. Les troupes se sont bien comportées pour leur premier "exercice réel", vérifier cela était le principal objectif. Suivant le règne totalement paisible de son père, il n'existait quasiment aucun vétéran. Cette attaque avait été un baptême du sang pour nombre de soldats. Cela nous a ensuite donné le temps pour pousser jusqu'à Serdi, une place du commerce d'esclave frontalier. Les civils ont été libres de partir et les esclaves ont eu le choix de nous rejoindre, cela fera une bonne propagande en Chalcède. J'ai laissé la ville aux flammes après l'avoir mise à sac et l'organisation indépendantiste de leur province a retardé leur riposte, nous permettant de regagner Rippon sans encombre.
Il se demanda ce que pensait Orge derrière lui, et si le petit sourire et le bienvenue chaleureux l'énervaient autant que lui. Vainqueur ne souriait pas et n'avait rien d'aimable. A quoi bon prétendre quoi que ce soit ?
Le bruit des chaises que l'on tirait attira son regard une fraction de seconde, revenant bien vite sur Bryggen. Le pouce de sa main s'arrêta de caresser la poignée de son épée lorsqu'il n'en ressentit plus le besoin. Le jeune roi considéra la chaise l'espace d'un instant, avant d'ouvrir ses lèvres sur un sourire mordant. Ne devaient-ils pas être seuls lui et Bryggen ? Chacun avait finalement son garde du corps, adaptant à sa guise les règles du jeu qui leur plaisaient et ignorant les autres.
Vainqueur prit la chaise d'une poigne ferme et s'y assit, faisant pleurer le bois sous le poids de son armure. Il pencha légèrement la tête sur le côté, tentant de deviner si Bryggen tenait réellement à ce qu'il réponde à la question. S'il était l'homme qu'il prétendait être, il devait sûrement déjà être au courant. Cela lui peinait de se l'avouer, mais Vainqueur commençait à se prêter au jeu.
- M'est avis que vous connaissez déjà les récits de notre réussite de la bouche de nos soldats ou des esclaves que nous avons libérés et ramenés en ville. Il y a eu un engagement réel lorsque nous avons pris une place forte frontalière, rapidement réduite en cendres. Avoir un tel combat était nécessaire pour obtenir vengeance pour nos morts. Les troupes se sont bien comportées pour leur premier "exercice réel", vérifier cela était le principal objectif. Suivant le règne totalement paisible de son père, il n'existait quasiment aucun vétéran. Cette attaque avait été un baptême du sang pour nombre de soldats. Cela nous a ensuite donné le temps pour pousser jusqu'à Serdi, une place du commerce d'esclave frontalier. Les civils ont été libres de partir et les esclaves ont eu le choix de nous rejoindre, cela fera une bonne propagande en Chalcède. J'ai laissé la ville aux flammes après l'avoir mise à sac et l'organisation indépendantiste de leur province a retardé leur riposte, nous permettant de regagner Rippon sans encombre.

Vainqueur Loinvoyant- Roi des Quatre-Duchés
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Re: TRACTATIONS, ALLIANCES ET BASTON
Le malfaiteur en chef était surpris de la réaction du roi. Il avait attendu un 'venez-en aux faits', pas un jeu du chat et de la souris, typique du milieu. Les négociations étaient ouvertes, les sous-entendus pouvaient commencer, les oreilles indiscrètes étaient toute ouïe.
Mais d'abord, Bryggen voulait connaître le roi. On ne fait pas une alliance en un jour avec des gens dont on ignore tout.
Le mot 'vengeance' prononcé par Vainqueur avait eu une intonation particulière pour Bryggen. Il la vivait au quotidien.
Il semblait aussi avoir une valeur particulière pour le roi. Après tout, cette guerre était une représaille de grande envergure. Mais la haine de Vainqueur était-elle attisée par l'amour de son pays ?
-C'est toujours plus intéressant d'avoir une version du haut commandement, n'est-ce pas? Et ce n'est pas souvent qu'un roi-guerrier gouverne le royaume.
Bryggen s'arrêta au son de bruits de pas, et fixa Krees. Il désobéissait souvent, mais toujours avec une bonne excuse. Ce n'était pas bon pour l'image de Bryggen au sein de son organisation. Mais le problème actuel, était d'éloigner les éventuels oreilles indiscrètes. Et Bryggen voulait instaurer la confiance avec le roi en le congédiant. D'un signe de tête, il lui montra la porte.
L'homme vêtu de soie noire parti, faisant chanter le plancher parfaitement accordé, et ouvrit la porte.
Bryggen regarda Vainqueur, puis la garde royale, et finalement le roi.
Mais d'abord, Bryggen voulait connaître le roi. On ne fait pas une alliance en un jour avec des gens dont on ignore tout.
Le mot 'vengeance' prononcé par Vainqueur avait eu une intonation particulière pour Bryggen. Il la vivait au quotidien.
Il semblait aussi avoir une valeur particulière pour le roi. Après tout, cette guerre était une représaille de grande envergure. Mais la haine de Vainqueur était-elle attisée par l'amour de son pays ?
-C'est toujours plus intéressant d'avoir une version du haut commandement, n'est-ce pas? Et ce n'est pas souvent qu'un roi-guerrier gouverne le royaume.
Bryggen s'arrêta au son de bruits de pas, et fixa Krees. Il désobéissait souvent, mais toujours avec une bonne excuse. Ce n'était pas bon pour l'image de Bryggen au sein de son organisation. Mais le problème actuel, était d'éloigner les éventuels oreilles indiscrètes. Et Bryggen voulait instaurer la confiance avec le roi en le congédiant. D'un signe de tête, il lui montra la porte.
L'homme vêtu de soie noire parti, faisant chanter le plancher parfaitement accordé, et ouvrit la porte.
Bryggen regarda Vainqueur, puis la garde royale, et finalement le roi.

Bryggen Oswinn- Messages: 109
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Re: TRACTATIONS, ALLIANCES ET BASTON
Vainqueur n'eut qu'un léger sourire du bout des lèvres, quelque peu amusé. L'intervention de Bryggen n'était pas une véritable question, et peut-être espérait-il lui faire plaisir en énonçant tout cela. C'était vrai en partie, une longue génération de paix s'était écoulée et les hommes encore en vie dans les Duchés ayant connu une "guerre" devaient être plus vieux que le Maître d'Art.
Le "domestique", l'homme à tout faire, la lame, ou quoiqu'il soit réellement, interrompit l'absence d'échange. Le roi ne lui accorda que peu d'attention, restant concentré sur Bryggen. Seul lui importait dans cette pièce, seul lui avait le pouvoir de décision. Congédier son homme de main voulait-il dire qu'il comptait passer aux choses sérieuses ?
Le jeune roi mit une seconde de trop à réagir, tapotant son index sur le bord de la table dans un léger signe d'irritation. Il n'avait pas l'habitude de jouer au plus fin, et il se mordit l'intérieur de la lèvre en se promettant intérieurement de porter plus d'attention aux débats du royaume, ne serait-ce que pour avoir l'expérience nécessaire dans ce genre de situation.
Il prit la parole lentement, mais sans trahir la moindre hésitation.
- Je ne pense pas que la présence de ma garde pose un quelconque problème. Elle connait son métier. Aucune intention de conflit ne transparaissait, mais Vainqueur prenait tout de même déjà position contre l'homme de l'ombre. Il n'avait tout simplement pas envie qu'il croit que ces négociations se faisaient d'égal à égal. Il était roi.
Le "domestique", l'homme à tout faire, la lame, ou quoiqu'il soit réellement, interrompit l'absence d'échange. Le roi ne lui accorda que peu d'attention, restant concentré sur Bryggen. Seul lui importait dans cette pièce, seul lui avait le pouvoir de décision. Congédier son homme de main voulait-il dire qu'il comptait passer aux choses sérieuses ?
Le jeune roi mit une seconde de trop à réagir, tapotant son index sur le bord de la table dans un léger signe d'irritation. Il n'avait pas l'habitude de jouer au plus fin, et il se mordit l'intérieur de la lèvre en se promettant intérieurement de porter plus d'attention aux débats du royaume, ne serait-ce que pour avoir l'expérience nécessaire dans ce genre de situation.
Il prit la parole lentement, mais sans trahir la moindre hésitation.
- Je ne pense pas que la présence de ma garde pose un quelconque problème. Elle connait son métier. Aucune intention de conflit ne transparaissait, mais Vainqueur prenait tout de même déjà position contre l'homme de l'ombre. Il n'avait tout simplement pas envie qu'il croit que ces négociations se faisaient d'égal à égal. Il était roi.

Vainqueur Loinvoyant- Roi des Quatre-Duchés
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Re: TRACTATIONS, ALLIANCES ET BASTON
Bryggen souriait encore. Cela devenait intéressant. Et il allait en profiter pour mettre son homme de main à l'épreuve.
Le contrebandier fit un geste nonchalant de la main, en agitant les doigts d'une manière subtile mais néanmoins camouflée. (ça en impose pas mal, hein?)
Le plancher émit un la bémol avant que la porte ne se ferme. Il fallait maintenant revenir aux choses sérieuses. Le roi manquait légèrement de tact, mais ne se laissait pas faire. De toute façon, il était difficile d'allier les deux avec efficacité.
Quand le métier de garde royale amène aux qualifications de conseiller le roi, ce n'est jamais un bon présage... La garde était apparemment hostile envers lui, en plus.
Bryggen hésita un infime moment. Il se décida pour quelque chose qui allait être marrant.
-Le commerce de votre frère se porte bien, j'espère? Un homme de parole, et fournisseur de confiance. dit-il en regardant la garde.
-A propos de marchandises, j'espère que pourvoir vos hommes en armement décent ne sera pas trop difficile... Vu ce que le duc a donné aux soldats.
Les choses sérieuses commençaient...
Le contrebandier fit un geste nonchalant de la main, en agitant les doigts d'une manière subtile mais néanmoins camouflée. (ça en impose pas mal, hein?)
Le plancher émit un la bémol avant que la porte ne se ferme. Il fallait maintenant revenir aux choses sérieuses. Le roi manquait légèrement de tact, mais ne se laissait pas faire. De toute façon, il était difficile d'allier les deux avec efficacité.
Quand le métier de garde royale amène aux qualifications de conseiller le roi, ce n'est jamais un bon présage... La garde était apparemment hostile envers lui, en plus.
Bryggen hésita un infime moment. Il se décida pour quelque chose qui allait être marrant.
-Le commerce de votre frère se porte bien, j'espère? Un homme de parole, et fournisseur de confiance. dit-il en regardant la garde.
-A propos de marchandises, j'espère que pourvoir vos hommes en armement décent ne sera pas trop difficile... Vu ce que le duc a donné aux soldats.
Les choses sérieuses commençaient...

Bryggen Oswinn- Messages: 109
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Re: TRACTATIONS, ALLIANCES ET BASTON
Le chien de garde d’Oswinn fit mine de les installer plus à leur aise, sur des chaises. Dédaignant le confort d’une position assise (toute relative avec une armure) qui l’aurait amollie et aurait amoindrit son attention, Orge soutint le regard de Krees effrontément, postée debout dans le dos du Roi. Et pendant que les chefs s’affrontaient à coups de fausses mondanités, les regards des deux gardes du corps ne se quittèrent pas, se jaugeant mutuellement.
Lorsque celui-ci se fit congédier, la garde eut un instant peur que Vainqueur imite le contrebandier ; qu’il ne la fasse sortir. Comment pourrait-elle le protéger, derrière une porte close ? La panique l’envahit un instant. Mais c’était sans compter la volonté du monarque de s’imposer comme le leader légitime de la conversation. Orge tiqua tout de même tandis qu’il se justifiait. C’était le Roi, il ne devait d’explications à personne sur ses choix. Il n’empêche, maintenant que Krees était sorti, la seule menace immédiate sur laquelle devait se concentrer Orge serait Bryggen Oswinn et sa langue acérée. L’homme ne tarda d’ailleurs pas à user de son pouvoir.
On entendit gémir les jointures des gantelets que portait la Soldate, lorsqu’elle serra les poings. Le rouge lui monta violemment aux joues, tandis que le contrebandier lui faisait l’affront de parler des… affaires de son frère. À découvert. Devant le roi. Il venait de la discréditer complètement.
- Par le cul d’Eda, s’il savait seulement avec qui il traitait ! explosa-t-elle dans un pas en avant agressif, ouvertement, n'ayant plus peur de s'en prendre à lui à découvert.
Elle se figea cependant sur place : Orge avait d'autant plus de mal à garder son sang froid, et sentait des sueurs froides la parcourir tandis qu’elle observait le Roi pour analyser sa réaction face à la nouvelle. Se rendait-il seulement compte de ce que cette phrase impliquait ? Sans doute Orge finirait au cachot avant la fin de la journée. Merde ! Ce n’était vraiment pas juste !
Lorsque celui-ci se fit congédier, la garde eut un instant peur que Vainqueur imite le contrebandier ; qu’il ne la fasse sortir. Comment pourrait-elle le protéger, derrière une porte close ? La panique l’envahit un instant. Mais c’était sans compter la volonté du monarque de s’imposer comme le leader légitime de la conversation. Orge tiqua tout de même tandis qu’il se justifiait. C’était le Roi, il ne devait d’explications à personne sur ses choix. Il n’empêche, maintenant que Krees était sorti, la seule menace immédiate sur laquelle devait se concentrer Orge serait Bryggen Oswinn et sa langue acérée. L’homme ne tarda d’ailleurs pas à user de son pouvoir.
On entendit gémir les jointures des gantelets que portait la Soldate, lorsqu’elle serra les poings. Le rouge lui monta violemment aux joues, tandis que le contrebandier lui faisait l’affront de parler des… affaires de son frère. À découvert. Devant le roi. Il venait de la discréditer complètement.
- Par le cul d’Eda, s’il savait seulement avec qui il traitait ! explosa-t-elle dans un pas en avant agressif, ouvertement, n'ayant plus peur de s'en prendre à lui à découvert.
Elle se figea cependant sur place : Orge avait d'autant plus de mal à garder son sang froid, et sentait des sueurs froides la parcourir tandis qu’elle observait le Roi pour analyser sa réaction face à la nouvelle. Se rendait-il seulement compte de ce que cette phrase impliquait ? Sans doute Orge finirait au cachot avant la fin de la journée. Merde ! Ce n’était vraiment pas juste !

Orge Brandeson- Messages: 128
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Re: TRACTATIONS, ALLIANCES ET BASTON
Oswinn se permit de l'ignorer pour résoudre le "problème" de la garde. Le bandit n'avait pas pu obtenir le retrait direct de la soldate et au lieu de s'abstenir, il revenait à la charge par des moyens détournés. Le jeune roi se demanda si le contrebandier le pensait assez faible pour craquer pour si peu.
Il haussa simplement un sourcil. Tiens, il "connaissait" le frère d'Orge. Et... il sentit Brandeson s'avançait derrière lui.
La garde venait d'exploser dans un torrent d’agressivité. Vainqueur s'était retourné sur sa chaise, étonné, toute l'attention de la pièce étant centrée sur la garde aux joues rougeoyantes. Son regard devint rapidement plus sévère et il serra les dents. Il prit patiemment une inspiration pour laisser à sa colère le temps de retomber, puis il donna un simple signe de tête à Orge.
Elle pouvait disposer.
Vainqueur reporta son regard sur le bandit, sérieux. Bryggen venait de gagner le départ de Brandeson, et le roi n'aimait pas vraiment perdre.
- Peut-être pourrions-nous enfin commencer alors...
Il haussa simplement un sourcil. Tiens, il "connaissait" le frère d'Orge. Et... il sentit Brandeson s'avançait derrière lui.
La garde venait d'exploser dans un torrent d’agressivité. Vainqueur s'était retourné sur sa chaise, étonné, toute l'attention de la pièce étant centrée sur la garde aux joues rougeoyantes. Son regard devint rapidement plus sévère et il serra les dents. Il prit patiemment une inspiration pour laisser à sa colère le temps de retomber, puis il donna un simple signe de tête à Orge.
Elle pouvait disposer.
Vainqueur reporta son regard sur le bandit, sérieux. Bryggen venait de gagner le départ de Brandeson, et le roi n'aimait pas vraiment perdre.
- Peut-être pourrions-nous enfin commencer alors...

Vainqueur Loinvoyant- Roi des Quatre-Duchés
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Re: TRACTATIONS, ALLIANCES ET BASTON
Krees soupira. Il ne devait pas intervenir, et ça l'énervait.
Mais de ce qu'il entendit, il conclut une certaine personne semblait avoir une pire journée devant elle, et s'estima heureux. Krees réflechissait beaucoup sur la relativité du bonheur, et avait une bonne imagination en ce qui concerne les mauvais évènements. C'est pourquoi il était souvent heureux.
Bryggen ne souriait plus. Il avait utilisé Orge comme un pion, et n'aimait pas cela. C'est dur d'avoir des remords dans le métier. Surtout quand on s'attaquait à une belle demoiselle, c'était pas vraiment la classe.
Mais il travaillait sur du sérieux.
Le roi savait certainement que les villages épargnés par les pillages chalcédiens abritaient souvent pas mal de partisans de Bryggen. Le fait d'avoir une baliste posée sur le toit s'était montré quelque peu dissuasif.
Il avait l'armement et les hommes pour la bataille, et Vainqueur allait mettre beaucoup de temps avant d'avoir des hommes armés et entra^inés. Juste assez de temps pour que le contre attaque Chalcédienne saigne le duché de Rippon à blanc, ou presque. Il ne pouvait pas défendre partout.
Le problème du contrebandier était son organisation. Il ne contro^lait plus les nombreuses branches, et le système commençait a se fissurer de partout depuis que son associé était mort. Il avait besoin d'une emprise sur son organisation.
-Nous savons pourquoi vous êtes ici. Mais que savez vous donc de moi?
Bryggen regarda une dernière fois la garde, et ne put réprimer un regard désolé. Mais qu'est-ce qu'il lui prenait?
Mais de ce qu'il entendit, il conclut une certaine personne semblait avoir une pire journée devant elle, et s'estima heureux. Krees réflechissait beaucoup sur la relativité du bonheur, et avait une bonne imagination en ce qui concerne les mauvais évènements. C'est pourquoi il était souvent heureux.
Bryggen ne souriait plus. Il avait utilisé Orge comme un pion, et n'aimait pas cela. C'est dur d'avoir des remords dans le métier. Surtout quand on s'attaquait à une belle demoiselle, c'était pas vraiment la classe.
Mais il travaillait sur du sérieux.
Le roi savait certainement que les villages épargnés par les pillages chalcédiens abritaient souvent pas mal de partisans de Bryggen. Le fait d'avoir une baliste posée sur le toit s'était montré quelque peu dissuasif.
Il avait l'armement et les hommes pour la bataille, et Vainqueur allait mettre beaucoup de temps avant d'avoir des hommes armés et entra^inés. Juste assez de temps pour que le contre attaque Chalcédienne saigne le duché de Rippon à blanc, ou presque. Il ne pouvait pas défendre partout.
Le problème du contrebandier était son organisation. Il ne contro^lait plus les nombreuses branches, et le système commençait a se fissurer de partout depuis que son associé était mort. Il avait besoin d'une emprise sur son organisation.
-Nous savons pourquoi vous êtes ici. Mais que savez vous donc de moi?
Bryggen regarda une dernière fois la garde, et ne put réprimer un regard désolé. Mais qu'est-ce qu'il lui prenait?

Bryggen Oswinn- Messages: 109
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Re: TRACTATIONS, ALLIANCES ET BASTON
Le rouge des joues de la garde retomba et laissa place à un blanc cadavérique. Le Roi la congédiait. Sa bouche s’ouvrit comme celle d’un poisson, tandis qu’elle s’apprêtait à protester, contre cette nouvelle qui lui avait fait l’effet d’une douche froide. Dans un sursaut de lucidité, elle la referma cependant, décidant de concentrer toute sa colère sur Bryggen. Elle l’aurait. Le regard venimeux du serpent à sonnettes contrarié, elle prit l’apparente désolation dans le regard du contrebandier comme une manière détournée de la narguer ; Orge se détourna donc avec raideur, ouvrant et fermant la porte sans hésiter. Nez à nez avec Krees dans le couloir, elle ne bougea enfin plus, respirant aussi doucement que possible au vu de sa contrariété. Ainsi, le garde de Bryg restait là pour espionner la conversation ? Ils seraient donc deux, au final. Orge dévoila ses dents dans un rictus crispé, fixant Krees. Toute son attention tournée vers l’intérieur de la pièce.
Elle pourrait convaincre le Roi de ne pas la virer, elle en était sûre. Si elle plaidait par l’Art et lui jurait de nouveau son allégeance de la même manière, il la croirait, il saurait qu’elle n’avait rien à voir avec un éventuel réseau de contrebandiers. L’assurance lui revint. Face à elle, l’assassin la toisait. L’un comme l’autre était prêt à tout pour son maître respectif.
Elle pourrait convaincre le Roi de ne pas la virer, elle en était sûre. Si elle plaidait par l’Art et lui jurait de nouveau son allégeance de la même manière, il la croirait, il saurait qu’elle n’avait rien à voir avec un éventuel réseau de contrebandiers. L’assurance lui revint. Face à elle, l’assassin la toisait. L’un comme l’autre était prêt à tout pour son maître respectif.

Orge Brandeson- Messages: 128
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Re: TRACTATIONS, ALLIANCES ET BASTON
Que vous ne manquez pas de culot de m'adresser la parole sans me regarder.
Heureusement, Vainqueur avait assez de jugeote pour ne pas penser à haute voix alors que le regard de Bryggen se portait derrière lui.
- Vous êtes Bryggen Oswinn, commerçant influent en Rippon et ailleurs, spécialisé plus particulièrement dans les armes. On vous prête des rumeurs quant à des actions aux frontières de la légalité, voire au-delà mais vous et moi savons que le Sire Lunabille n'a jamais fait des enquêtes sa priorité. Vous êtes craint et respecté à la fois, et votre position vous place comme acteur majeur en Rippon.
Le roi pensait être dans le vrai, même si ce genre de renseignements étaient accessible au premier venu. Il n'avait que des grandes lignes pour dresser un portrait somme toute assez sommaire. La discussion commençait toutefois à prendre une moralité douteuse, Vainqueur se surprenant lui-même à ne pas sortir de ses gonds face à un homme qui bravait sûrement sa loi, depuis longtemps et en toute impunité. Manque de chance, il venait de mettre à la porte son baromètre de justice et de devoir.
Heureusement, Vainqueur avait assez de jugeote pour ne pas penser à haute voix alors que le regard de Bryggen se portait derrière lui.
- Vous êtes Bryggen Oswinn, commerçant influent en Rippon et ailleurs, spécialisé plus particulièrement dans les armes. On vous prête des rumeurs quant à des actions aux frontières de la légalité, voire au-delà mais vous et moi savons que le Sire Lunabille n'a jamais fait des enquêtes sa priorité. Vous êtes craint et respecté à la fois, et votre position vous place comme acteur majeur en Rippon.
Le roi pensait être dans le vrai, même si ce genre de renseignements étaient accessible au premier venu. Il n'avait que des grandes lignes pour dresser un portrait somme toute assez sommaire. La discussion commençait toutefois à prendre une moralité douteuse, Vainqueur se surprenant lui-même à ne pas sortir de ses gonds face à un homme qui bravait sûrement sa loi, depuis longtemps et en toute impunité. Manque de chance, il venait de mettre à la porte son baromètre de justice et de devoir.

Vainqueur Loinvoyant- Roi des Quatre-Duchés
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Re: TRACTATIONS, ALLIANCES ET BASTON
Le Brigand s'interrogea. Ce Loinvoyant semblait aimer la franchise, d'après ce qu'il pensait, mais il y avait une limite à tout. Il se demanda si le roi savait réelement des choses concrètes sur son organisation. Si oui, les négociations allaient se lancer. Si non, on improvisera.
-Je suppose que l'armée ducale va être difficilement remise à niveau...
Bryggen considéra le roi. Il ne semblait pas être à l'aise, dans des tractations avec son armure imposante. Cela devait plus le rassurer, mais l'homme aux tours pendables ne comprenait pas. Comment pouvait-on porter une chose aussi handicapante dans des moments pareils?
Et la conversation était lancée, mais n'évoluait pas vraiment. Il fallait agir.
Krees quitta des yeux sa pierre à aiguiser et son large couteau auquel il avait donné son propre nom. Il aimait bien sa forme sinueuse. Des blessures vicieuses en perspective.
La garde qui lui faisait face semblait être son opposé. C'était maintenant frappant, alors qu'elle lui souriait de toutes ses dents. Elle était habillé des couleurs de Cerf, lui avec seulement du noir. Une armure contre du tissu. Une stature imposante contre une... qui l'était moins.
Vu sa tronche, les dix dernières secondes de sa vie n'avait pas eu l'air fabuleuses.
-Je suppose que l'armée ducale va être difficilement remise à niveau...
Bryggen considéra le roi. Il ne semblait pas être à l'aise, dans des tractations avec son armure imposante. Cela devait plus le rassurer, mais l'homme aux tours pendables ne comprenait pas. Comment pouvait-on porter une chose aussi handicapante dans des moments pareils?
Et la conversation était lancée, mais n'évoluait pas vraiment. Il fallait agir.
Krees quitta des yeux sa pierre à aiguiser et son large couteau auquel il avait donné son propre nom. Il aimait bien sa forme sinueuse. Des blessures vicieuses en perspective.
La garde qui lui faisait face semblait être son opposé. C'était maintenant frappant, alors qu'elle lui souriait de toutes ses dents. Elle était habillé des couleurs de Cerf, lui avec seulement du noir. Une armure contre du tissu. Une stature imposante contre une... qui l'était moins.
Vu sa tronche, les dix dernières secondes de sa vie n'avait pas eu l'air fabuleuses.

Bryggen Oswinn- Messages: 109
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Re: TRACTATIONS, ALLIANCES ET BASTON
Il avait cette sale manie de parler par question, ne disant que le dixième de ce qu'il pensait réellement. Une supposition lancée par-ci, invitant Vainqueur à la confirmer, après l'avoir déjà laissé parler. Alors que le roi était un bloc rigide de métal dans les remous de la conversation, cet Oswinn était agile comme un poisson dans l'eau. Tsss... A la fin de sa phrase, seul le silence resta en suspension.
- L'armée ducale n'a plus lieu d'être. Et le pire, c'est que je te réponds. Il n'y a plus de Duc en Rippon. Putain, mais ferme ta putain de grande gueule Vainqueur ! Cette armée... Stupide, stupide orgueil de merde !
- Elle est à moi.
Il voulait jouer le contrebandier, Vainqueur démangeait de répondre à sa requête. Il croyait quoi, qu'ils allaient se regarder avec des petits sourires en coin jusqu'au coucher du soleil et siroter un verre de vin tout en croisant les jambes de manières faussement distinguée ?! Par El ! Il était décontracté, il l'analysait comme s'il croyait être un maître face à un jeunot, dans le style qui répondait gentiment aux questions parce qu'il ne savait pas faire autrement.
Le gantelet de Vainqueur cliqueta lorsqu'il se dégourdit les phalanges, dans ce bruit métallique si caractéristique. Il s'humecta les lèvres comme s'il avait faim. Comme jouer au plus calme ne marchait pas, le jeune roi n'allait pas se faire prier pour faire flamber son tempérament. Il passa son épaule droite derrière le dossier de la chaise et se tourna pour poser son autre avant-bras sur la table, se penchant vers Bryggen. Le vacarme de l'acier résonna dans le silence profond à chacun des mouvements. Oh oui, Vainqueur aimait son armure. Et si les hommes auraient pu naître métalliques, elle aurait été sa seconde peau.
- Assez jouer. La voix de Vainqueur avait ce ton autoritaire qui marchait si bien sur les soldats et si mal sur la noblesse, cette force intrinsèque qui sans être agressive signifiait dominance, sans être roi signifiait guerrier. Vous savez pourquoi je suis ici. Il lui renvoyait ses mots les uns après les autres. Qu'avez vous donc à me proposer ?
- L'armée ducale n'a plus lieu d'être. Et le pire, c'est que je te réponds. Il n'y a plus de Duc en Rippon. Putain, mais ferme ta putain de grande gueule Vainqueur ! Cette armée... Stupide, stupide orgueil de merde !
- Elle est à moi.
Il voulait jouer le contrebandier, Vainqueur démangeait de répondre à sa requête. Il croyait quoi, qu'ils allaient se regarder avec des petits sourires en coin jusqu'au coucher du soleil et siroter un verre de vin tout en croisant les jambes de manières faussement distinguée ?! Par El ! Il était décontracté, il l'analysait comme s'il croyait être un maître face à un jeunot, dans le style qui répondait gentiment aux questions parce qu'il ne savait pas faire autrement.
Le gantelet de Vainqueur cliqueta lorsqu'il se dégourdit les phalanges, dans ce bruit métallique si caractéristique. Il s'humecta les lèvres comme s'il avait faim. Comme jouer au plus calme ne marchait pas, le jeune roi n'allait pas se faire prier pour faire flamber son tempérament. Il passa son épaule droite derrière le dossier de la chaise et se tourna pour poser son autre avant-bras sur la table, se penchant vers Bryggen. Le vacarme de l'acier résonna dans le silence profond à chacun des mouvements. Oh oui, Vainqueur aimait son armure. Et si les hommes auraient pu naître métalliques, elle aurait été sa seconde peau.
- Assez jouer. La voix de Vainqueur avait ce ton autoritaire qui marchait si bien sur les soldats et si mal sur la noblesse, cette force intrinsèque qui sans être agressive signifiait dominance, sans être roi signifiait guerrier. Vous savez pourquoi je suis ici. Il lui renvoyait ses mots les uns après les autres. Qu'avez vous donc à me proposer ?

Vainqueur Loinvoyant- Roi des Quatre-Duchés
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